ãÔÇåÏÉ ÇáäÓÎÉ ßÇãáÉ : Drainage SEBKHA


zenism
11-06-2008, 12:22 PM
J'ai besoin des documents sur le drainage des eaux dans une SEBKHA, j'ai une étude a faire dans une région saharienne ou les eaux emmerge des palmerais

ÇáãåäÏÓ
11-06-2008, 12:53 PM
LE RESEAU DE DRAINAGE :
-1- PRÉSENTATION :
Drainage, évacuation des eaux de surface ou souterraines excédentaires par des moyens naturels ou artificiels en vue de l’assèchement d’un terrain trop humide ou inondé, afin de le valoriser pour l’agriculture, l’élevage ou la construction.
-2- FONCTIONS :
Le drainage permet de réguler l’humidité excessive des sols, due à leur nature ou à la présence de sources ou de nappes d’eau près de la surface. Cette humidité entraîne nombre d’inconvénients, parmi lesquels une diminution de l’activité biologique de la terre, de mauvais échanges thermiques néfastes sur le développement des cultures, une résistance inférieure des plantations aux sécheresses, une diminution de l’efficacité des engrais, un manque d’oxygène entraînant une asphyxie racinaire, une désagrégation des particules, et une instabilité du sol lui-même. Les travaux agricoles en deviennent malaisés et les plantes sont moins bien alimentées, ce qui a des conséquences négatives sur leur développement.
Le drainage des sols permet un assainissement des habitations, une amélioration de la qualité de vie, une diminution, voire une élimination, des nuisances dues à l’humidité, une amélioration des conditions de santé dans les zones humides et une intensification de la production agricole : les rendements s’en trouvent augmentés (en culture céréalière, selon les années, cette amélioration peut varier de 5 à 15 quintaux par hectare), et la dépense en semences, en énergie et en main-d’œuvre est optimisée. Le recours à des pompes pour le refoulement de l’eau, particulièrement dans le cas des sols situés en dessous du niveau des voies d’évacuation de l’eau, est désormais une pratique courante.
-3- DRAINAGE AGRICOLE :
-3-1- Intérêt :
Sous nos latitudes, si les terres agricoles ne disposent pas d’un bon drainage naturel, elles sont presque saturées en eau. Dans ce cas, la terre se gorge d’eau, surtout durant la période hivernale, et il faut impérativement installer un système de drainage artificiel. Ce qui retient l’eau dans les couches supérieures de la terre peut être de diverses natures : des zones d’accumulation d’argile ou des couches imperméables, par exemple de grès. Par ailleurs, les argiles dites gonflantes « capturent » l’eau et empêchent son évacuation. Afin de pallier les inconvénients du mauvais drainage naturel d’un sol, on installe des dispositifs adaptés

Pour valoriser un terrain ou un territoire, on recourt à deux techniques de drainage principales : le drainage par fossés et le drainage par canalisations, auxquels il convient d’ajouter des opérations de pompage dans des cas particuliers, et notamment lorsque les sols à assécher se trouvent sous le niveau des voies d’évacuation des eaux. Afin qu’une installation de drainage soit d’un prix abordable, il vaut mieux que la surface à traiter soit d’un minimum de 2 000 ha. Toutefois, des dispositifs d’aide (subventions du ministère de l’Agriculture, éventuellement des départements, prêts aidés) encouragent les exploitants agricoles à effectuer les travaux permettant la valorisation des terres agricoles, ce qui augmentera leur rentabilité. Dans le cadre d’un drainage à grande échelle, il convient d’établir les projets de canalisation de concert avec les propriétaires riverains, de manière à ne pas perturber les écoulements existants, notamment les fossés de curage et les caniveaux de surverse, et à les connecter à un moindre coût au projet général. Pour maintenir l’efficacité de l’installation, il est souhaitable de prévoir l’entretien des émissaires — canalisations à section plus importante ou simples fossés —, auxquels les drains et les collecteurs sont connectés. Par ailleurs, il est nécessaire d’aménager des regards (éléments généralement préfabriqués, de forme cylindrique ou cubique, en béton ou en plastique, munis d’un couvercle) de loin en loin sur les collecteurs.
-3-2- Drains :
L’intervention la plus élémentaire visant à réduire le taux d’humidité d’un terrain consiste à creuser une tranchée, pour que les eaux ne pouvant pénétrer dans le terrain par gravité puissent couler vers ce creux et, ainsi, détourner une partie des eaux de la surface des terres avoisinantes. Si le terrain est en pente, la tranchée située en partie haute et perpendiculairement au sens de la pente soustrait une bonne partie des eaux de ruissellement aux terres en aval. De plus, si l’on accède, en creusant suffisamment, à une terre perméable, on pourra soustraire une plus grande quantité d’eau. Un développement de ce type d’intervention consiste à canaliser les eaux pour les récupérer ailleurs. On peut aussi recouvrir la canalisation avec du matériel à condition que la perméabilité soit conservée. Lorsque l’on doit retirer de grandes quantités d’eau en un temps relativement court, on utilise des pompes.
En agriculture, un drain est une canalisation souterraine permettant de recueillir et d’évacuer l’eau en excès dans le sol. Les drains les plus usités sont des tuyaux en matière plastique (polyvinyle, polyéthylène), généralement souples et ajourés ; il existe également des drains constitués de cylindres en terre cuite, assemblés pour permettre la pénétration de l’eau. Ils peuvent être enrobés, ce qui augmente la performance du drain en diminuant la résistance de pénétration de l’eau. Afin d’éviter les éventuels problèmes de colmatage, mieux vaut que les perforations ne comportent pas d’opercule.
Les drains en PVC peuvent présenter des diamètres intérieurs variant entre 44 et 58 cm. Le diamètre le plus important est plus performant, car il présente moins de résistance à l’entrée de l’eau, des risques de colmatage réduits, et un débit supérieur. Afin de préserver l’installation de drainage, on ajoute généralement un drain de
ceinture, qui améliore l’assainissement des drains, vise à intercepter l’apport extérieur et à éviter le colmatage provenant des racines, en particulier de haies.
Les collecteurs sont constitués de tuyaux d’une section supérieure, qui recueillent l’eau provenant des drains qui y sont reliés, et qui s’écoule ensuite vers un émissaire. Idéalement, les collecteurs ont une longueur inférieure ou égale à 20 p. 100 de la longueur totale des tuyaux enfouis.
-3-3- Draineuses :
Aujourd’hui, le drainage des sols est mécanisé. Pour creuser les tranchées dans lesquelles les drains seront enfouis, on emploie des draineuses. Ce sont des machines automotrices ou adaptables sur un tracteur qui, d’une part, peuvent creuser des tranchées de la profondeur voulue en l’ajustant constamment (par visée optique ou rayon laser), et, d’autre part, procèdent immédiatement à la pose des drains et collecteurs en un seul passage.
La trancheuse-poseuse est une trancheuse, c’est-à-dire une machine comportant une grande roue placée verticalement ou une chaîne sans fin sur laquelle sont disposés des couteaux ou des godets, qui permettent de creuser une tranchée d’une largeur de 20 cm en moyenne et de 1,5 à 2 m de profondeur ; et d’un système de déblayage qui aligne le matériel creusé sur le côté de la tranchée. La trancheuse-poseuse est munie d’un caisson de pose et de dérouleurs (s’il s’agit de drains en plastique) ou d’un ameneur de drains en poterie. Cette machine peut poser environ 300 m de drains par heure.
La poseuse à outil fouisseur s’adapte sur des tracteurs à chenilles d’une puissance minimale de 150 ch : elle creuse des galeries à une profondeur maximale variant entre 1,60 et 1,80 m au moyen d’un rooter à une dent, et dépose les drains contenus dans le caisson de pose, situé à l’arrière des outils de creusement. Cette machine est en mesure de poser jusqu’à 1 500 m de drains par heure.

L’assainissement comporte 3 phases:
- captage : ou collecte des eaux excédentaires (drainage à la parcelle).
- acheminement : par une réseau de collecteurs ou de fossés .
- restitution : au réseau hydro- graphique naturel (exutoire).

- 4- Effets positifs de l'assainissement du sol :

• Meilleure aération du sol.
• Amélioration de la structure du sol.
• Pénétration plus profonde des racines.
• chauffement plus rapide du sol.
• Augmentation des processus de nitrification.
• Diminution des mauvaises herbes et des maladies des cultures.

• Travail du sol facilité.
• Accès possible aux parcelles en tempe opportun.
Augmentation du rendement des cultures
et amélioration de la qualité des récoltes.

- 5- Causes del'excès d'humidité du sol : 3 causes essentielles :

1/ Apports externes et/ou parasites d'eau

• apports de l'extérieur de la zone
• apports en provenance d'un cours d'eau
• apports internes parasites ("mouillères »)

2/ Présence prolongée d'une nappe peu profonde

3/ Stagnation temporaire des eaux de précipitation
• défaut d'infiltrabilité
• défaut de drainage interne

-6- Apports externes et/ou apports parasites d'eau :

* Apports d'eau en provenance de l'extérieur de la zone à assainir
Remède : collecteur de ceinture (fossé ou drain placé au
fond d'une tranchée très perméable).

* Apports d'eau provenant d'un cours d'eau
◊ Alimentation excessive de la nappe
Remède : contre-canal
◊ Débordement occasionnel
Remède : ouvrages de maîtrise des crues

* Apports internes parasites localisés (« mouillère »)

◊ Dans les dépressions ou au droit de ruptures de pente
Remède : captages ou adaptation locale du drainage de détail

◊ Affleurements d'aquifères
Remède : tranchée drainante

◊ Résurgences plus ou moins diffuses d'eau profonde
Remède : installation d'un matériau perméable sur
l'ensemble de la zone de résurgence et tranchée drainante


Présence prolongée d'une nappe peu profonde :

• Drainage par tuyaux enterrés
• Eventuellement, drainage par fossés
• Dans certains cas, drainage par puits
• En présence d'apports latéraux importants: interception préalable

–7- Stagnation temporaire des eaux de pluie :

• Défaut d’infiltrabilité :
Dû à la présence d’une strate peu perméable en surface (croûte de battance, tassement superficiel, etc.) qui empêche l’infiltration .
► en terrain plat, les eaux de pluie stagnent en surface


• Défaut de drainage interne :
Infiltration profondée par la faible conductivité hydraulique du sol ou par la présence d’une couche peu permaéble à faible profondeur (y c. semelle de labour) qui bloque l’infiltration et provoque l’apparition d’une nappe perchée. .

- 8- Stagnation temporaire des eaux de pluie: remèdes :
• Défaut d’infiltrabilité:
► Si les horizons sous-jacents présentent une bonne conductivité hydraulique: amélioration de la structure de la strate superficielle
► dans le cas contraire: drainage de surface

• Défaut de drainage interne :
► En présence d'une semelle de labour: sous- solage profond
► Sols peu perméables ou nappe perchée peu profonde: drainage de surface et/oudrainage souterrain ; si nécessaire, techniques associées



Description générale d’un réseau de drainage :

a. Drainage à la parcelle
b. Système de collecte et d’acheminement
c. Ouvrage de restitution à un exutoire

– 9 - Systèmes de drainage :

A. Drainage de surface
B. Drainage de subsurface
• par fossés à ciel ouvert
• par drains enterrés
- classique
- techniques associées
* drainage taupe
* drainagepargaleriesdrainantes
C. Autres techniques de contrôle de la nappe
• drainage par puits
• biodrainage

Drainage de surface :

Pratiqué dans les zones plates, à très faible pente ou à surface irrégulière, en présence de défauts d'infiltrabilité ou de drainage interne.
Objectif: Réduire les risques de submersion prolongée du sol sans provoquer d'érosion.
* Aplanissement: élimination des irrégularités du sol(dépressions
locales, obstacles, etc.), sans modification de la topographie
Modelé du globale.
terrain
* Nivellement : aménagements lourds du sol pour lui donner une
pente suffisante .
Création (ou amélioration) d’un réseau de collecte et d’évacuation des eaux de ruissellement.

Nivellement :
! Choix de la pente i et de la longueur des surfaces nivelées L
• Sols très érodibles: i < 0.5 % et L < 150 m
• Sols lourds: i peut atteindre 2 % et L 300 m
Inconvénients :
• Coût
• Gêne offerte au travail mécanisé
• Frais d’entretien des fossés de collecte

– 10 - Dimensionnement d’un réseau d’assainissement:
1/ Relevé topographique précis (1/1000 ).
2/ Détermination des caractéristiques du sol
3/ Conception du réseau
* étude de l’environnement hydrologique
* définition de la DAS
* recherche du débit caractéristique de drainage
* choix de la profondeur des drains et de la profondeur
minimale de la nappe

Calcul de l’écartement des drains

• õõ Elaboration du réseau

* étude du modelé du terrain, reconnaissance des thalwegs
* esquisse préliminaire: disposition des collecteurs, tracé des profils en long, implantation des chambres de visite
* choix de la profondeur des drains et de la profondeur minimale de la nappe
* tracé du drainage de détail
* détermination des longueurs , pentes et profondeurs
• Calcul des débits à évacuer
• Dimensionnement des drains et collecteurs

Ecartements courants des drains

Sols lourds ou compacts 10 - 15 m
Sols fins 15 - 20 m
Sols silto-sableux 15 - 25 m
Sols sableux 20 - 35 m


Critères de choix des drains

* coût; disponibilité locale
* facilité de pose
* résistance à l’écrasement
* efficacité hydraulique
* caractéristiques chimiques du sol
* durabilité
Les drains en plastique répondent à la plupart de ces exigences
Autres matériaux utilisés localement:
ƒ décharge des drains
ƒ tronçons à faible profondeur
ƒ passages sous obstacles
ƒ zone à risques de colmatage racinaire
Colmatage des drains
Typologie
Type de colmatage
• colmatage externe
• colmatage interne
Moment d’apparition
• colmatage primaire
• colmatage secondaire
Causes
• colmatage minéral
• colmatage physico-chimique
• colmatage racinaire
Cas le plus fréquent: colmatage secondaire externe, d’origine minérale ou physico-chimique
Prévention
• évaluation des risques
• si nécessaire, choix d’un filtre efficace

Impacts positifs du drainage sur les sols
Forte amélioration du potentiel agricole:
• évolution des caractéristiques fonctionnelles du sol (aération, régime thermique,
activité biologique, potentiel redox, etc )
• à moyen et long terme : amélioration de la structure du sol, de la capacité d’infil- tration et de la circulation de l’eau; nouvel équilibre biologique
• réduction des contraintes d’exploitation (accès aux parcelles, diversification des
cultures, etc)
• diminution des risques de salinisation

Impacts négatifs possibles
• augmentation dela pression intergranulaire et tassement
• affaissement des sols tourbeux



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zenism
11-06-2008, 04:23 PM
Merci pour ces éclaircissements précieux

ercc
11-09-2008, 01:26 AM
il faut partir a ensh ou ouergla ou msila pour trouve ces info

hamihyd
11-09-2008, 03:14 PM
شكرا بارك الله فيك

nourinouri3000
11-09-2009, 04:22 PM
toujours notre maitre mahmoud merci

oussama.hdi
20-09-2009, 01:14 PM
ÈÇÑß Çááå Ýíß